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1er Régiment de Chasseurs Parachutistes
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Exercice Cueva Verde de la 1ère Compagnie

Dans le cadre de sa préparation à sa projection en Nouvelle Calédonie prévue en mars 2014, la 1ère compagnie de combat a mené un exercice de type commando baptisé "Cueva Verde" le mardi 3 décembre 2013, dans un site insolite, propre à mettre à l'épreuve les capacités d'adaptation du parachutiste: la grotte de Sabart, proche de Tarascon sur Ariège. Cette immense cavité naturelle aux multiples issues et aux nombreuses galeries présente la particularité d'être libre d'accès et de ne nécessiter aucune connaissance spéléologique.

C'est dans ce refuge que le Bataillon des Rebelles "Ariégreans", notre ennemi du moment, a mis sous bonne garde du strontium 90, une matière radioactive qui pourrait leur permettre de fabriquer une bombe sale. Profitant des combats se déroulant plus au Nord où la quasi-totalité des rebelles sont engagés, la mission du "commando Vert" est de s'emparer du strontium par un coup de main audacieux avant de s'exfiltrer.

Après une dépose à l'est du Col d'Ussat, le commando, divisé en 2 groupes (Papa et Roméo), s'infiltre par une progression rapide sur des pentes enneigées. Le premier point à atteindre est Ussat, où une boîte aux lettres morte permet au commando de récupérer du matériel de franchissement mis en place par une équipe de partisans. Répétant les gestes appris la semaine précédente, le groupe Papa monte en une dizaine de minutes un dispositif de va et vient qui permet à la troupe de franchir rapidement l'Ariège, au sec et en sûreté. Dans la foulée, un deuxième contact est pris avec un binôme de partisans qui fourni des renseignements précieux : plan de la grotte, photo des accès, nature et position probable de l'ennemi. Reprenant la progression derrière les partisans qui ouvrent l'itinéraire, le commando atteint le premier accès à la grotte 3h30 après le début de la mission.

Compte tenu de la configuration de la grotte et de l'impérieuse nécessité d'empêcher l'ennemi de s'exfiltrer, le mode d'action choisi consiste à boucler les 3 accès principaux de la grotte puis à pénétrer simultanément dans celle-ci par 2 points, le 3ème étant surveillé par un petit élément du commando. La pénétration se déroulera avec un rythme inégal sur chacun des points : si l'accès à l'est est relativement large, celui à l'ouest est un boyau étroit qui nécessite de se délester de ses équipements et de progresser en rampant. Une fois l'ensemble du commando à l'intérieur de la cavité, la partie la plus difficile commence : vu les dimensions de certaines salles, la nature du sol qui n'est qu'un amas de rocailles rendues glissantes par le ruissellement de l'eau, et le noir complet qui règne dans la grotte, chaque para doit veiller à la sûreté de ses mouvements en plus de fouiller les nombreuses cachettes potentielles. Les 2 premières galeries fouillées et sécurisées, l'ensemble du commando fait alors jonction à un carrefour de galeries puis reprend sa progression par un boyau secondaire. L'ennemi ne peut qu'être là, puisque le groupe chargé d'interdire le 3ème accès n'a signalé aucune tentative de sortie.

Se déplaçant avec un maximum de discrétion, les éléments de tête arrivent sur un sommet et surprennent alors 2 ennemis qui se rendent immédiatement. Rapidement maitrisés et conditionnés, ils refusent de parler. Commence alors la fouille de la dernière salle, qui sera rapidement couronnée de succès avec la découverte des constituants de la bombe sale. Voila 5h que la mission a commencé, le commando a récupéré le strontium et fait 2 prisonniers. Il est temps de s'exfiltrer. S'engageant dans le lit de ce qui devait être une rivière souterraine, la troupe progresse rapidement et atteint la sortie où il est recueilli par l'équipe en interdiction. En quelques minutes, après avoir dévalé les pentes boisées, le commando atteint les camions qui l'attendent et retourne à sa base.

Par son caractère original tant du point de vue de la mission que de son site d'exécution, cet exercice aura permis de baigner les paras dans une ambiance inhabituelle, de bousculer les habitudes et de faire appel aux capacités d'adaptation de chacun. Du chef tactique, contraint de prendre en compte une multitude de cas non conforme, au dernier para, qui a du adapter son matériel aux différentes exigences du milieu, cet exercice aura été bénéfique à tous les niveaux. Il démontre enfin une fois de plus qu'en termes de préparation opérationnelle décentralisée, le département de l'Ariège offre un large panel de terrain d?entraînement.

Capitaine K. ASSAAD
Commandant la 1ère compagnie de combat

Voeux du 1er RCP
Décès du caporal Christopher DONALD
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