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1er Régiment de Chasseurs Parachutistes
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La 4ème compagnie en Guyane

Maripasoula, Guyane française, le mardi 16 février 2010

Alors que les 1ère, 2ème et 3ème sections s'approprient la jungle environnante (à moins que ce soit cette dernière qui les ait définitivement adoptés), il est temps pour les parachutistes de la 4ème section de quitter à son tour le quartier LOUBERE à Cayenne pour rejoindre leurs camarades sur le Maroni. Les hommes de la 4ème compagnie du 1er RCP sont donc projetés dans la jungle profonde à l'ouest de la Guyane. De retour au "poste avancé" de Maripasoula (petite ville agréable mais rustique), en liaison téléphonique quasi permanente, ils bénéficient d'un confort relatif bien qu'apaisant (avec des douches et des sanitaires !)

Ainsi, le jeu des relèves se poursuit avec des cycles plus exigeants que les autres. Dans la jungle à Cayodé par exemple, au bord du fleuve Waki Tampok : plus aucun luxe sur ce site, pas de liaison autre que la pirogue de ravitaillement hebdomadaire. La rusticité est ici de mise au même titre que la pêche au piranha, un sport local. De même que sur le point de contrôle fluvial de Saut-sonnelle : site aussi joli que peu confortable situé sur le fleuve Inini. Il se caractérise par ses nombreux manguiers et son activité de contrebande et d'harcèlement paramilitaire régulier (qui n'est pas pour déplaire aux parachutistes). Les "résidents" de Saut-sonnelle se ressourcent chaque semaine à Maripasoula afin de téléphoner et de bénéficier de quelques heures de détente.

A tout ça se rajoute les missions de logistique et de soutien, plus ingrates et pourtant tout aussi essentielles au bon fonctionnement des forces. La lutte contre les herbes qui poussent et les moteurs qui cassent, sans oublier les soins médicaux permanents dans un environnement hostile à l'homme et favorable aux moisissures.

Les paras participent donc à une "remise en état du domaine public de l'état français" aux confins de celui-ci, là ou le milieu est d'une singularité peu commune, là ou la forêt tolère le soldat qui sait rester humble face à elle. Les paras tentent de faire échec aux "garimpeiros", les orpailleurs illégaux, qui par leur action pillent les ressources et détruisent les richesses naturelles de cette partie de la forêt Amazonienne.

Le travail au quotidien s'effectue avec les gendarmes qui eux aussi vivent en jungle et assurent le cadre judiciaire de la lutte contre l'orpaillage. Chaque jour, ils participent aux saisies de quads, de pirogues, de vivres, de carburants, de stupéfiants ainsi qu'à leur destruction.

Les orages de la petite saison des pluies rendent les journées parfois difficiles, cheminer sur les sentiers d'orpaillage est souvent ardu.

Un "rapace" du 1er RCP champion du monde
Saut sur le Mont Saint Michel
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